La scène de l'édition académique du Canada continue de signer de nouveaux contrats de lecture et de publication. Les titres ressemblent à des progrès.
CRKN, le Réseau canadien de connaissances de recherche, a mis en place des accords avec les principaux éditeurs qui permettent aux auteurs des institutions membres de publier l’accès ouvert sans payer les frais de traitement des articles. Cambridge University Press a adopté des options d’accès ouvert illimitées pour les auteurs éligibles à partir de janvier 2025. Elsevier maintient un pacte actif couvrant les auteurs correspondants dans les institutions participantes. Wiley, Oxford University Press, SAGE et Canadian Science Publishing gèrent des arrangements similaires.
Ces accords visent à renverser le modèle d’abonnement traditionnel. Au lieu que les bibliothèques paient pour lire, les institutions paient pour les droits de lecture et d’édition dans un seul paquet. Les auteurs affiliés aux membres du CRKN bénéficient immédiatement de voies de publication en accès libre dans les revues hybrides et d’or sans frais personnels.
Un pacte séparé de cinq ans entre CRKN et Érudit, qui se déroulera de 2025 à 2029, vise l’accès ouvert au diamant. Ce modèle évite à la fois les paiements des lecteurs et les frais d’auteur en s’appuyant sur le soutien institutionnel de la plate-forme elle-même.
Voici le catch
Les accords élargissent les options sur papier.Les taux d’accès ouvert réels pour la recherche canadienne n’ont pas tenu le rythme avec les pays pairs.Vincent Larivière de l’Université de Montréal note que le pays a reculé depuis 2018 malgré la production de 3,6 % de la production mondiale de la recherche.L’application demeure faible.Les politiques tri-agences exigent un accès ouvert éventuel pour le travail financé, mais les contrôles de conformité restent limités et les pénalités manquent.
Les éditeurs ont adapté le langage de l’accès ouvert tout en préservant les flux de revenus.Les APC atteignent encore plusieurs milliers de dollars en titres haut de gamme lorsque les offres ne s’appliquent pas.Les bibliothèques continuent de dépenser lourdement – 157 millions de dollars dans toutes les institutions canadiennes en 2025 seulement – pour sécuriser l’accès et les droits d’édition.
Les chiffres récents indiquent qu'environ la moitié des articles canadiens apparaissent désormais sous une forme ouverte, par rapport aux lignes de départ antérieures.L'accès ouvert à l'or, où la version finale est librement disponible dès le début, représente une tranche plus petite.De nombreuses sorties atterrissent toujours derrière des paywalls ou dans des modèles d'accès retardé qui laissent les journalistes, les groupes communautaires et les chercheurs non affiliés attendre ou demander des faveurs aux contacts universitaires.
Les États-Unis appliquent une surveillance plus stricte à travers des agences comme le NIH, avec des conséquences financières pour le non-respect. les tri-agences canadiennes ont signalé un déploiement de la politique révisé en 2026 qui promet des exigences plus fortes, bien que le financement du changement ait suscité des critiques pour le maintien modeste au milieu de pressions budgétaires plus larges sur la recherche.
La plate-forme centralisée et soutenue par le public d’Érudit démontre une alternative. Ses revues atteignent les lecteurs à des taux 3,2 fois plus élevés au cours de la première année par rapport aux équivalents paywall.Le modèle élimine les barrières d’abonnement et les frais par article, mais l’élargissement au niveau national nécessiterait un engagement politique et financier soutenu au-delà des budgets des bibliothèques actuels.
Les chercheurs sont toujours confrontés à des incitations liées aux journaux de prestige.La publication dans des titres phares influence l'embauche, la tenue et le succès des concessions, même lorsque ces médias restent coûteux ou restrictifs.La communauté scientifique elle-même maintient le cycle en priorisant ces lieux, observe Larivière.
Des effets pratiques apparaissent dans le travail quotidien.Les journalistes scientifiques rapportent avoir besoin d'intermédiaires universitaires pour les trois quarts des articles qu'ils poursuivent.Les organisations communautaires et les analystes gouvernementaux décrivent une friction similaire lorsque les découvertes récentes, financées publiquement, se trouvent derrière des paywalls lors de débats politiques actifs.
Les accords transformatifs achètent du temps et élargissent les options immédiates pour les auteurs couverts. Ils ne réécrivent pas encore l'économie sous-jacente ou les cultures d'évaluation du changement qui récompensent le volume et la marque de magazines sur une large portée.
Photo by Andy Holmes on Unsplash
Les chercheurs canadiens acquièrent des outils concrets grâce au cadre CRKN. Les auteurs correspondants des institutions participantes peuvent vérifier les listes d’éligibilité sur les sites des éditeurs avant de les soumettre. Les bibliothécaires suivent l’utilisation et les coûts par le biais de rapports partagés.
